Radio Numérique Terrestre

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IASTAR RNT

Communiqué commun mars 2009 :

RNT : les radios associatives alertent les pouvoirs publics

Les 700 radios associatives sont titulaires de l’usage d’un tiers de la ressource hertzienne en FM. Elles se sont professionnalisées au fil des années et emploient 3.000 salariés sur les 5 800 employés de la branche de la radiodiffusion privée (représentant le plus grand volume de salariés de la radiodiffusion privée) et rassemblent plus de 20 000 bénévoles.
Elles représentent une composante essentielle de la diversité culturelle et médiatique en France. Elles rendent visible, par leur mission de communication sociale de proximité, la diversité des territoires français. Elles apportent un concours essentiel au développement local et contribuent, pour une part déterminante au pluralisme, au lien social, à la diversité culturelle et à la liberté d’expression.

Au vu des candidatures instruites aujourd’hui par le CSA, il s’avère que les radios associatives, souhaitent participer pleinement à la numérisation du média et à la réussite de son lancement (sur les 358 dossiers déclarés recevables par le CSA, 158 relèvent de la catégorie A).

Nos organisations demandent que soit maintenue en numérique, la « part significative » de 25% de la ressource hertzienne telle qu’elle existe aujourd’hui en analogique.
Nous porterons une grande attention à la composition des multiplexes et aux choix qui seront offerts, dans le cadre d’une réelle concurrence entre opérateurs de multiplexes, permettant aussi aux radios associatives de se regrouper pour constituer un opérateur de multiplex.

Comme s’y est engagée la Ministre de la Culture et de la Communication, Christine ALBANEL, nous demandons que soit rapidement mis en place un fonds spécial dédié au « numérique », doté d’un budget permettant la prise en charge des coûts de diffusion en RNT, et de production de contenus multimédias dès 2009. Cette aide doit être versée annuellement jusqu’à l’extinction de l’analogique.

Nous demandons également des précisions à propos des « modalités de passage à la diffusion numérique des radios associatives », évoquées dans la loi sur l’audiovisuel. Alors que les présélections sont attendues en mars-avril 2009 et la première diffusion avant la fin de l’année, le gouvernement n’a toujours pas fait connaître le respect de ses engagements concernant le financement de la migration numérique des radios associatives.

Afin d’anticiper les futures évolutions du média radio en France et en Europe, nous demandons aux pouvoirs publics, de décider rapidement la commercialisation en France de récepteurs multistandards (FM, T-DMB, DAB, DAB+, DRM, DRM+) permettant à tous les auditeurs d’accéder gratuitement et librement à l’écoute des programmes radiophoniques sur l’ensemble du territoire européen.

Par ce communiqué, nos organisations souhaitent réaffirmer fortement la volonté des radios associatives de participer pleinement au lancement de la radio numérique.
Nous revendiquons l’attribution des moyens de contribuer à la réussite de ce lancement tant sur le plan financier qu’en ce qui concerne l’attribution de la ressource hertzienne.

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Contacts presse :

CNRA 03 82 25 19 28 / FERAROCK 02 23 48 62 78 / IASTAR 01 40 33 07 11 / SNRL 04 91 55 56 85

Communiqué commun mars 2008 :

Les radios associatives représentent une composante essentielle de la diversité culturelle et médiatique en France. Elles rendent visible, par leur mission de communication sociale de proximité, la diversité des régions et des territoires français. Fortes de

leurs quelques 2500 salariés et de leurs dizaines de milliers de bénévoles, les radios associatives apportent un concours essentiel au dynamisme social et au développement local. Elles contribuent, pour une part déterminante au pluralisme, à la diversité culturelle et à la liberté d’expression.

En décembre dernier, le gouvernement a retenu la norme T-DMB pour la diffusion de la radio numérique en France. Le passage au numérique présente un véritable risque technologique, car aucune expérimentation ne garantit qu’elle permette l’accès au numérique des opérateurs actuellement autorisés, ni à fortiori, d’en accueillir de nouveaux. Or le nombre et la pluralité des opérateurs radiophoniques seront des facteurs essentiels du succès de la RNT auprès des auditeurs. Un arrêté, multinorme, retenant la norme DAB+, à côté du T-DMB, aurait permis un plus grand nombre de programmes par multiplexes et une compatibilité avec les opérateurs européens ayant choisi le DAB+ .

Pour que l’avènement de la radio numérique n’exclue aucun acteur, les radios associatives demandent :

– le lancement d’un appel à candidature par CTR pour que soit respectée la diversité des médias sur le territoire français et l’équité pour l’accès aux nouvelles technologies radio.

– La définition de taille d’allotissements pour la radio numérique, compatible avec la zone de diffusion de nos radios locales. (un allotissement = un territoire de diffusion)

– que soit réservée, aux programmes associatifs sur chaque multiplex, une part en pourcentage égale à celle que ces programmes occupent sur la zone concernée en bande FM.

– que la part de ressource allouée aux radios associatives, publiques et commerciales soit la même et que la répartition image/son/data puisse se faire ensuite, sur le quota donné, à discrétion de chaque radio.

La radio numérique entraînera un coût de diffusion supplémentaire ainsi qu’un coût pour la création et la gestion des données associées complémentaires (vidéos et datas). Les radios associatives demandent que le Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique soit abondé de manière supplémentaire et conséquente ainsi que le Conseil supérieur de l’audiovisuel le préconise dans son Avis n° 2007-4 du 17 avril 2007. Ainsi il devra permettre aux radios associatives d’accéder au numérique en terme d’équipement et de diffusion. Il devra à aussi leur permettre de fonctionner avec le numérique en tenant compte des budgets supplémentaires générés : nouveaux postes salariés pour la création des données associées, édition des programmes, frais de diffusion des composantes associées ou non associées.

Pour que les radios associatives puissent contribuer au succès de la radio numérique, leurs représentants demandent à être reçus très rapidement et écoutés par les autorités de tutelle, comme elles l’avaient annoncé à l’occasion des différents congrès de nos organisations de radios associatives.

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Les signataires de l’appel :


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Contacts :

IASTAR : 01 40 33 07 11
CNRA : 06 07 19 43 58
SNRL : 04 91 55 56 85
FERAROCK : 02 23 48 62 78

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7 commentaires »

  Thierry wrote @ avril 15th, 2008 at 23:41

Bonjour.

Je suis d’accord sur les points de l’appel des radios associatives.

Je tiens à préciser que la radiodiffusion numérique terrestre en norme DAB+ est un quasi échec en Europe. La France n’a fait que des tests en DAB sans qu’on sache trop ce que cela donnait (couts de diffusion, qualité de réception dans les véhicules, difficultés liés au multiplexage des radios etc.). Pourtant ces tests en DAB sont anciens (plus de 10 ans !). Il me semble que l’écoute en norme DAB+ en Suisse ainsi qu’en Allemagne soit marginale car il n’y a que des radios existant en bande FM sur le réseau numérique. On a vu que la TNT a du succès en France car le bouquet est varié et comporte trois fois plus de chaines de télévision numérique que sur l’analogique (6->18). Si nous calquons la radio numérique à la radio FM nous courrons le même risque que ces pays. La radio actuelle est déjà en perte de vitesse. Les moyens des radios associatives sont plus faibles qu’avant et le coût de diffusion analogique+numérique en norme DAB+ et/ou T-DMB fera succomber beaucoup de radios et peut être pas que des associatives. Il faut rappeler qu’émettre dans ces normes suppose obligatoirement de passer par un opérateur pour une raison bien simple : en numérique (radio et télévision) on diffuse plusieurs programmes simultanément. Ce qui veut dire que chaque émetteur passera 8 radios par exemple. Donc ce qui se fait très souvent en bande FM (émettre avec son propre émetteur pour un coût modique) sera IMPOSSIBLE en numérique.

En 2004 des autorisations de radio en AM (modulation d’amplitude) ont permis à des opérateurs d’émettre en Ondes Moyennes (PO/MW) sur des fréquences inutilisées depuis des années. Ces radios avaient toutes pour objectif d’émettre assez rapidement en norme DRM (Digital Radio Mondiale) mais ont de grosses difficultés car cette norme, testée en France reste expérimentale (du moins je le suppose faute d’informations). Pourtant bon nombre de radios émettent en DRM dans le monde. Nos voisins Allemands par exemple diffusent à l’aide d’émetteurs recus dans le monde entier en Ondes Courtes (OC/SW). La qualité d’écoute est proche d’un son FM sans pour autant égaler celle-ci et encore moins que le DAB mais reste une option intéressante pour les radios associatives à mon avis. Il était même question d’émettre en bande 26 MHz dans cette norme en local fut un temps. Qu’en est il ?

Reste une autre option: pourquoi vouloir changer ce qui fonctionne bien maintenant. Pourquoi créer un besoin ? Je ne connais pas un seul auditeur de radio qui demande que la radio passe au numérique. Alors pourquoi ne pas donner le choix de rester en analogique (par exemple réduire à terme la bande FM à 87.5 – 98 MHz) et donner les Ondes Moyennes et courtes (MW + SW) pour du DRM local et mondial plus le DAB+ (voire avec le T-DMB) pour ceux qui veulent utiliser ces normes ? On verra bien ce qu’il se passera. De plus la numérisation de la radio devra passer par une nette amélioration de la qualité audio (l’amélioration de la vidéo due à la TNT a sûrement en partie aussi créé le succès de cette norme). Or en bande FM la plupart des radios laminent le son à coup de traitement de son (compression à outrance en particulier). Pour moi le son de la radio numérique devra être très proche du CD comme la vidéo de la TNT est très proche du DVD. On pourrait facilement intégrer une compression commutable par l’utilisateur dans les récepteurs (autoradios par exemple) pour améliorer l’écoute en milieu bruyant et donner la possibilité d’avoir un son dynamique en sur une chaine HI-FI et sur balladeur. Envoyer un son compressé à outrance en numérique comme on le fait trop souvent en radio FM ne permettra pas aux auditeurs de constater une amélioration de réception en particulier en ville ou la FM est très souvent bien recue: 80% de la population ne constatera pas de différence entre analogique et numérique dans ce cas.

La radio va mal. Il ne faut pas la torturer encore plus. Ne faisons pas de la fausse télévision en T-DMB, restons prudents.

Le responsable technique de Radio Prévert (71).

  Nicolas Croiset wrote @ juillet 8th, 2008 at 6:05

Bonjour,

vous confondez à de multiples reprises DAB+ et DAB. La Suisse et l’Allemagne diffusent en DAB et non DAB+. Vous parlez déjà d’un échec sur le DAB+ alors que la norme date de février 2007 !!!

Radio Campus Grenoble à eu l’occasion de participer à ces tests DAB en France durant plusieurs années et les résultats sont tout à fait concluant en terme de couverture et de services associés qui pouvaient être mis en place.

Il ne faut pas voir le numérique comme une duplication de la FM, mais plutot comme un catalyseur d’une diversité plus importante. Les auditeurs s’équiperont numérique à la seule condition que le choix et la diversité des radios soit largement mieux que la FM.

Nous avons effectué des tests DRM en 26 MHz également !! Cette bande de fréquences souffre de problèmes majeurs en terme de propagation, tous les 13 ans il est quasi impossible de recevoir correctement les radios même sistué à côté des émetteurs. Les installations à mettre en oeuvre sont disproportionnées par rapport à CA d’une radio associative. Pour la propagation des ondes il faut que le dégagement des ondes soit au moins de 13 lambdas (100mètres en 26MHz) par rapport à la zone à couvrir.

Nous suggérons actuellement au CSA de récupérer plutot la bande 47-68MHz (bande I) pour émettre en DRM à l’avenir.

Le DAB, DMB et DAB+ ont une fonction DRC (Dynamic Range Control) qui permet d’envoyer en données associées le traitement à effectuer sur le son. L’auditeur choisi ensuite de l’appliquer ou non. Peu de récepteurs sont équipés aujourd’hui de cette fonction.

A ma connaissance il n’a jamais été question de supprimer la FM telle qu’elle existe aujourd’hui. D’ailleurs à l’ITU il n’en n’est pas question. Le problème se pose plutot en terme d’auditorat. On sait que les gens ont du mal à commuter d’une bande de fréquence à une autre (trop complexe, d’ou l’échec de l’AM en France), il faut donc être présent sur les nouvelles bandes de fréquences sinno on risque de rentrer dans la marginalité ce qui n’est pas bon pour la radio associative. Les autorisations numériques sont données pour une durée totale de 20 ans, ce qui veut dire si il n’existe pas de nouvelles fréquences sur les zones en appel, c’est soit aujourd’hui, soit dans 20 ans !! Il ne faut pas oublier que le CSA a le devoir (c’est la loi) de distribuer toute la ressource disponible et ne pas la réserver pour le futur (il y a déjà eu des recours en Conseil d’Etat à ce sujet). Donc le choix n’est pas trivial et nus avons 2 solutions pour mourrir, aller sur le numérique ou mourrir sans que plus personne ne s’en aperçoive en analogique ;-).

  Thierry wrote @ octobre 10th, 2008 at 0:23

Merci Nicolas pour votre réponse.

Concernant la fonction DRC, je ne la connais pas mais elle devrait être généralisée pour ne pas retomber dans le panneau « on compresse le son comme des malades et on se fout de le maltraiter ».

Concernant la propagation des ondes, le cycle solaire dure plutot 11 ans. Que ce soit sur 26 ou 50 MHz, des ouvertures de propagation E.S. ou F2 existent (bien que la F2 soit plus faible et rare sur 50 MHz) mais les E.S. peuvent perturber tous les ans ces bandes de fréquences. On peut recevoir très fort un émetteur à des distances de l’ordre de 600-2400 km qui perturbera tout autant sur 50 que 26 MHz un émetteur proche. Ces phénomènes E.S. (E Sporadic) sont disparaissent complètement au dessus de 200 MHz et sont rares en bande 88-108 MHz. Sur 50 MHz ces E.S. perturbent régulièrement les émetteurs analogiques TV locales. J’ai recu en juin 2002 une chaine espagnole en lieu et place de la Suisse Romande émettant alors encore en bande I (vers 50 MHz) . A ce jour je ne sais pas si cette bande, encore utilisée par Canal + (tout comme la bande III) sera libérée par toute l’Europe pour une autre utilisation. Nous autres radioamateurs connaissons bien la propagation des ondes, nous avons une bande de fréquence (à titre précaire) entre 50.2 et 51.2 MHz qui n’est pas utilisable dans toute la France pour diverses raisons. A Paris par exemple elle est interdite aux Radioamateurs car celle ci est utilisée par la SNCF (transmissions vidéo de quais) et par certains micros HF ! Il faudra d’abord que tous les utilisateurs de cette bande soient conviés à emettre sur une autre bande avant de pouvoir émettre en DRM ! Je tiens à signaler que dans certains pays (en particulier l’océanie) la bande 50 à 54 MHz est attribuée entièrement aux radioamateurs alors qu’en Europe elle est très convoitée. Pourquoi ne pas faire du DRM sur une partie de la bande 88-108 MHz quand les radios quitteront la bande FM ? Ou partager la bande III entre DAB, DVB-T et DRM, ce qui serait plus logique encore.

Ce n’est en tout cas pas évident que de l’argent soit débloqué pour que les radios qui n’auront pas les moyens d’émettre en numérique vu les couts et la conjoncture. Restera on au final sur une seule radio commerciale ? Seul l’avenir nous le dira, mais on nage en eaux troubles car on ne sait pas comment on risque d’etre mangés cette fois…

  Nicolas Croiset wrote @ octobre 10th, 2008 at 6:52

Merci pour les correctifs. Concernant la bande I (47-68MHz), l’affectataire primaire en Europe est le broadcast. Celui-ci l’utilise actuellement pour la télévision analogique. Conformément à la décision de GE2006, les émetteurs de télévision analogique doivent être arrêtés à partir du 30/06/2012. Cette bande est donc utilisable par la radio, ce qui est déjà le cas, car le CSA a autorisé il y a quelques années des radios sur cette bande pour des manifestations sportives ou culturelles.
quelques liens sur ce sujet :
http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=120662
http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=125142

L’arrêt des émetteurs FM n’est pas prévu, tabler sur du DRM en bande FM est une pure utopie, il faut vraiment utiliser une bande qui se libère, la bande I est une oportunité.

La bande III a été planifiée en 2006 (GE2006) pour le DVB-T et le DAB, l’intégration du DRM dans cette bande semble délicate. Il ne faut pas oublier que le DRM ne fonctionne théoriquement pas au dessus de 30MHz et la bande III est situé entre 174 et 230MHz. L’utlisation de la bande III impose l’utilisation du DRM+ qui n’est pas encore normalisé.

Des tests de DRM en bande I ont été exécutés sur Rennes avec succès semblerait t’il.

  Christophe wrote @ octobre 28th, 2008 at 13:19

Je suis pour qu’on sauve les radios associatives et aussi pour le DRM mais qu’elle n’éliminie pas la FM analogique pourquoi et je suis tout a fait d’accord avec Thierry de radio Prévert ? vous avez pensé aux auditeurs ? En france il y a entre 4 et 6 postes de radios par foyer en moyenne, vous croyez que les gens, vu l’ampleur des problèmes qu’ils ont vont s’acheter un nouvel auto-radio, nouveau poste dans leur salle de bain, cuisine, chaine Hifi ? vous vous mettez le doigt dans l’oeil et avec l’arrivée en force de la TNT, Si le projet DRM n’est pas financé par l’Etat, genre pouvoir trouver des appareils radio numérique à 10 euros la radio va perdre de son audience je lance les paris. En tout cas le DRM est l’avenir de la radio, il ne faudra surtout pas oublier les auditeurs pour que le coût des appareils soit le plus faible possible. Sinon, cette révolution sera raté.

  Erik Surmont-Serein wrote @ janvier 12th, 2017 at 15:36

bonjour j aimerai savoir ( si j achète une radio numérique en france)
si je saurais écouter en AM ma radio belge la RTB F…?
car les ondes en AM normalement font le tour du monde… je suis en Normandie et je vais en vacances en Occitanie
merci de me répondre.

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